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Dead or Alive

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les avis de Cinemasie

9 critiques: 2.47/5

vos avis

55 critiques: 3.2/5



kick rurik 3.75 hé beuaarhg.. hey cool !
MLF 3.5
Marc G. 3.5 DoA: ou l’art de contredire tout le film lors d’un final halluciné !
Sonatine 3 Rock and Rooooooooool !
Ghost Dog 3 Match nul
Xavier Chanoine 2.75 Ouai mais...il y a un truc cool à la fin...si si c'est vrai.
drélium 1.5 Hey, Miike ! Alors quoi de neuf ?… Rien. Bon ben salut alors… Aaah, une scène f...
El Topo 1 DOA = Deux séquences anthologiques qui encadrent un désert d'ennui. C'est peu...
Ordell Robbie 0.25 un épisode d'Hollywood Night déguisé en film trash
classer par notes | date | rédacteur    longueurs: toutes longueurs moyen et long seulement long seulement


hé beuaarhg.. hey cool !

Qu’est-ce qui n’a pas déjà été dit sur la trilogie de Miike Takashi ? Plein de trucs sûrement, donc procédons.

Le premier des Dead Or Alive est un film fou. Oui, les films de Miike le sont souvent, mais pas tous (Audition). Celui-là, oui.

Ici, un policier fait la guerre à un gangster terrible, tout en essayant de trouver l’argent nécessaire pour faire opérer sa fille. Ce postulat de départ assez simple donne lieu à une succession de scènes complètement "out of this world". Jugeons plutôt : dans les 10 premières minutes du film, on assiste à un homme sodomisé par un yakuza, un autre sniffant une ligne de coke de 5 mètres, un estomac recrachant le repas jaunâtre d'un malheureux sous l'impulsion d'un coup de fusil à pompe, des filles dansant presque nues dans des poses suggestives.. C'est un programme alléchant, vous en conviendrez. Ou dégoûtant d'ailleurs, c'est selon. Ou relou.

Ce début est assez représentatif de l'ensemble du film : absurde, extrême, fou. Miike part dans tous les sens après ce début "clipesque", et le film devient parfois dramatique réaliste, comme dans les scènes entre le policier et sa famille (réactions de la femme à son mari qui la délaisse pour dormir dans le canapé, la fille qui se fout de tout, tout ça dans les tons gris/vert..).

Bien sûr, le film est rempli de ces clins d'œil permanents au public, très mode finalement, qui peuvent agacer chez Miike Takashi, voir franchement faire @!#$. Dead Or Alive est, en partie grâce (et à cause) de ça, un pur film de nuits de projections chères à la cinémathèque ou, donc, à l'Etrange Festival. Le film fonctionne à plein régime dans un tel environnement (réactions du public), beaucoup mieux que sur une pauvre télé chez soi.

Dead or Alive premier du nom est donc un film-bordel, qui vaut ce que vaut la trouvaille du moment. Il y a, en vrac, des gunfights très sanglants, des scènes de comédie pures, et un final... Ah.. le final... Un final complètement inimaginable, qui tranche radicalement avec la simili-crédibilité de ce qui précédait, comme si Miike s'était dit "ah kuso, finalement je suis allé trop loin dans le sérieux depuis une heure. Faut que je me rattrape." Inutile de raconter, ça se regarde !

Quant à l'interprétation, elle est assez fine et sobre du côté de Aikawa Show, et monolithique du côté du David Hasselhoff doom japonais, Takeuchi Riki, en méchant.

Dead or Alive ? Dead, assurément !



15 septembre 2003
par kick rurik




Match nul

« - C’est l’histoire d’une mouette et d’une palourde qui se crêpent le chignon. A la fin, un pêcheur les capture toutes les 2.
- Ouais, ça fait réfléchir… »

Dead or alive se résume finalement à une illustration inattendue de cette boutade citée durant le film, faisant référence à une stratégie datant au moins de Sun Tsu et de son art de la Guerre. L’univers foutraque de Miike est pour une fois séduisant, avec un scénario qui préfère se concentrer sur ses 2 personnages principaux, charismatiques à souhait, plutôt que de s’éparpiller sur des seconds rôles sans intérêt. Du générique de début, allumé et digne des meilleures bandes annonces, à la scène finale culte, on ne s’ennuit pas et on applaudit les quelques bonnes trouvailles. Comme divertissement permettant de « passer le temps », dixit Miike himself, c’est plutôt pas mal, et largement plus fou que les 2 épisodes suivants.



06 août 2007
par Ghost Dog




Ouai mais...il y a un truc cool à la fin...si si c'est vrai.

Takashi Miike, encore une fois, bouscule la chronique avec ce premier épisode des Dead or alive, festival de mauvais goût, de techno et de violence. Pour une fois, le visuel est acceptable : mouvements de caméra intéressants, choix de l'esthétique plutôt sympa (notamment l'hallucinante scène finale dans un champs, avec filtre chaud à l'appui). La structure du film est particulièrement décevante. Divisé en trois, Dead or alive pêche par un manque cinglant de rythme et de fluidité.

On commence par la descente dans un bar glauque de Yokohama avec une grande intensité : caméra cinglée, ralentis, accélérés, re-accélérés, sexe, coke et guns. On poursuit en 2ème partie par de longues mais alors LONGUES séquences qui n'apportent strictement rien : étalage d'une galerie de personnages méchament tordus, entre photograpes zoophiles excitant un chien pour lui faire faire quelques scènes, yakuza scato laissant beigner le corps d'une jeune femme dans une piscine en plastique débordant d'excréments...y compris notre fameux méchant de l'histoire, vilain Yakuza à la coupe de cheveux craignos!

Pour finir, la troisème partie commence par une nouvelle descente de 3 gugusses dans un restaurant bondé de Yakuza, et bizarrement, nos amis réussissent à tous les liquider. Trop facile! Et pour finir en beauté, Takashi Miike se lache littéralement pour nous pondre un final stupéfiant de grand n'importe quoi. Mais qu'importe, on accroche et on a bien fait d'attendre près d'1h40 pour voir ce spectacle final, véritable feux d'artifice. Un film extrêmement irrégulier, violent, gratuit, mais son côté barge séduit.

Esthétique : 2/5 - Plutôt bien filmé malgré une esthétique d'ensemble carrément laide. Musique : 1.5/5 - Mauvaise. Tout simplement. Interprétation : 2/5 - Sho Aikawa et Riki Takeuchi : le duo gagnant. Scénario : 2.5/5 - Mou du genou, lent et gavé de séquences inutiles. Mais il y a cette fin.



14 février 2006
par Xavier Chanoine




Hey, Miike ! Alors quoi de neuf ?… Rien. Bon ben salut alors… Aaah, une scène finale. Bon d’accord, une scène finale alors.

Rien de neuf au pays de Miike : une scène d’intro psychotique pour faire croire à la frénésie de la débauche anarchique et du massacre, un long, long, très long reste de film parsemé de quelques mini scènes trash comme autant de gouttelettes sans aucun sens ni effet probant (un chien s’apprête à se faire une junkie, un mafieux noie une prostituée dans un bain de boue, …), et une histoire qui raconte toujours la sempiternelle histoire du gros dur qui n’a peur de personne et qui va se faire tous les yakusas avec ses 3 potes fidèles, contrés par un flic intègre qui n’est pas d’accord (Hollywood Night, ça colle bien ;). Rien de nouveau, rien de vraiment entraînant ni de vraiment motivant, et surtout un énorme vide omniprésent. Ah si, une scène finale ! Attention à la scène finale, une scène qui devrait servir de modèle au reste du film et non constituer le seul point d’orgue au dessus du reste, bouillie sous kitanesque fade et sans goût. Bien moins concluant que Fudoh tout ça. Sinon, quelle tronche quand même ce Riki Takeushi…

Si seulement, il y avait autre chose que le trash gratuit, un vrai grain de folie, un vrai cadeau et pas un simple papier cadeau de folie. Et plus encore, si seulement il y avait un vrai relief narratif, un vrai cadeau personnel et pas un simple papier cadeau de personnalité.

Au fait, faudra m’expliquer comment 3 gars avec des lunettes de soleil se font un restaurant bourré à craquer de mafieux japonais et chinois sensés dangereux et hyper armés qui se font laminer en deux temps trois mouvements par 3 pauvres flingues, un fusil à pompe et 1 couteau… La seule scène rythmée d’ailleurs (environ 30 secondes) avec l’intro (2 minutes maxi) et le final (Ah oui, le final, ouiii !).

Méga spoiler : scène tout à fait Miike par excellence, pourquoi tuer une gentille mère, ou une gentille fille alors qu’on peut très bien tuer tout le monde !... Subtile...

19 octobre 2004
par drélium




un épisode d'Hollywood Night déguisé en film trash

Après un plan d'ouverture sur Takeuchi Riki et Aikawa Sho censé donner un coté rock'n'roll au film, Dead or Alive nous informe de sa vraie nature: strip teaseuses, voyou motard comme on en fait plus depuis les années 80, montage épileptique, lumières trop vives, hard rock vomitif. On est en plein dans les clichés de ce que l'on appelait dans les années 80 le direct to video, ces sous-produits trop médiocres pour une sortie cinéma. Le film va d'abord foncer droit dans le mur du pétard mouillé avec sa scène du lancer de couteaux meme pas drole. Hors quelques sporadiques idées trash ayant le mérite de maintenir éveillé, le film se traine le plus souvent comme un téléfilm pour seconde partie de soirée de TF1 mille fois vu aux dialogues d'une platitude extreme et surtout manque de rythme. Certes, le film comporte quelques belles idées de mise en scène -cadrages penchés, caméras portées- mais on préfère ces idées-là lorsqu'elles sont au service d'un scénario digne de ce nom -chez Fukasaku Kinji par exemple-. Cerise sur le gateau, la direction d'acteurs est proche du zéro: Aikawa Sho est tellement cabotin qu'on a du mal à croire que c'est le meme acteur qui a (très bien) joué chez Imamura, Takeuchi Riki est le genre d'acteur pour direct to video qui ferait bien de rester à l'intérieur du petit écran, Terajima Susumu manque de sa légendaire sobriété kitanienne. Pour ce qui est du face à face final très SF, on est dans le grotesque bidon. Pas loin de la catastrophe totale donc...



13 août 2002
par Ordell Robbie


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